Les consommateurs critiquent la culture du pourboire sur tablette : « Je ne céderai pas à la pression »

La polémique autour des pourboires sur tablette

Alors que l’étiquette du pourboire continue de susciter des débats animés sur les réseaux sociaux, de plus en plus d’utilisateurs s’engagent à dire « non » à la culture du pourboire sur tablette en 2024. Depuis le début de l’année, les consommateurs se sont exprimés sur TikTok pour exprimer leur frustration face à la montée de l' »inflation des pourboires », incitant des créateurs de contenu comme Justice (@antidietpilot) à partager publiquement leurs listes de « Personnes à qui je ne donnerai pas de pourboire en 2024 ».

Les services concernés par cette prise de position

Dans son cas, Justice a déclaré qu’elle ne donnera plus de pourboire aux «drive-thru, libre-service, guichets automatiques et commandes à emporter», ni aux travailleurs qui fixent eux-mêmes leur salaire, comme les professionnels des services de beauté. Et au vu des réactions très positives à sa vidéo, Justice n’est pas la seule à penser que la culture du pourboire a sérieusement «dérapé».

Le témoignage d’une utilisatrice

Récemment, la TikTokeuse Mina (@livingminnaly) a partagé son expérience avec les pourboires sur tablette. Dans sa vidéo, elle explique que les tablettes et les caisses enregistreuses mobiles peuvent pousser les consommateurs à se sentir « pressés » de donner un pourboire pour un service qu’ils n’ont pas reçu ou de donner plus qu’ils ne le souhaiteraient.

« Avant que vous ne pensiez que je suis radine ou quelque chose comme ça, pour un service, je paierai définitivement 20 à 25 % de pourboire », dit Mina dans la vidéo.

En ce qui concerne les « restaurants, cafés, services de beauté, comme les coupes de cheveux et autres », Mina précise qu’elle laisse toujours un pourboire généreux. Cependant, pour les services qu’elle a effectués elle-même (« en gros, où le pourboire de 20 % suggérerait 20 % du coût des biens »), c’est là qu’elle met le holà.

La fin des pourboires sur tablette ?

« La culture du pourboire sur tablette est devenue tellement incontrôlable qu’à présent je rentre dans une boutique, je choisis moi-même une carte de vœux, je vais à la caisse et il y a une suggestion de 20 % qui m’attend », s’exclame-t-elle.

Mina ajoute ensuite qu’il ne devrait pas être de la responsabilité des clients de compléter le salaire des employés par des pourboires parce que leur lieu de travail ne les rémunère pas correctement.

« Je paierai toujours bien et donnerai bien des pourboires pour un service, mais je ne céderai plus à la pression d’une tablette dans des situations qui ne le justifient pas », a-t-elle ajouté en légende de sa vidéo TikTok.

Les conseils des experts en étiquette

  1. Jules Hirst, expert en étiquette et fondateur d’Etiquette Consulting, conseille aux consommateurs de bien lire leur facture avant de donner un pourboire. Certains établissements incluent en effet le pourboire dans la note, il ne faut donc pas donner deux fois.
  2. Il est important de se rappeler que l’on peut toujours dire non au pourboire. Il est généreux de donner, mais il faut tenir compte de sa situation financière personnelle.
  3. En ce qui concerne les pourboires sur tablette, Jules Hirst conclut : « Si vous pouvez toujours appuyer sur ‘passer’ ou ‘autre’ lorsque vous êtes confronté à la question du pourboire sur tablette, vous pouvez aussi donner plus si vous estimez que le service le mérite ».
Christiane Lelievre
A propos Christiane Lelievre 491 Articles
J'ai toujours été passionnée par l'apprentissage et l'exploration. Je m'efforce donc chaque jour de découvrir de nouvelles choses et de me perfectionner dans mes domaines d'intérêt. J'adore voyager et connaître les cultures du monde entier, ce qui me permet d'accroître ma curiosité et ma soif de connaissances. La nature est pour moi un lieu merveilleux où je puise mon inspiration et où je me ressource.

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